Al-Sissi : Le Barrage de la Renaissance ne fonctionnera pas comme un fait accompli

Test Acount Jeudi 26 Septembre 2019-18:34:31 Actualités
Le Président Abdel Fattah Al-Sissi lors de ses échanges avec des personnalités américaines les plus influentes
Le Président Abdel Fattah Al-Sissi lors de ses échanges avec des personnalités américaines les plus influentes

«Aucun pays ne peut s'exposer aux risques, tels que la pénurie d’eau, que s’il est en état de faiblesse», a alerté le Président Abdel Fattah Al-Sissi lors de ses échanges avec des personnalités américaines les plus influentes, mercredi à New York. Il a évoqué le cas de l’Irak qui jouissait de près de 100 milliards de mètres cubes d’eau annuellement, tandis qu’actuellement il en a seulement 30 milliards. Al-Sissi a en outre affirmé que l’Egypte ne s’oppose pas aux exigences de développement en Ethiopie, mais que bien au contraire, elle est pour le développement et ne s’oppose nullement à la construction des barrages mais que cela ne doit pas nuire aux intérêts de l'Egypte.

Et le Chef de l’Etat de rappeler qu’en 2011, l’Etat égyptien était affaibli, ce qui avait permis à l’époque la construction du Barrage de la Renaissance. «On devait passer à l’époque par le dialogue et les négociations avec l’Ethiopie pour parvenir à un accord», a indiqué le Raïs, signalant que les Egyptiens ont dû payer l’addition de la faiblesse de leur pays à cette époque-là.

«Le  barrage éthiopien ne va pas fonctionner par le fait accompli», a martelé le Président Al-Sissi, affirmant que l’Egypte a le Nil comme source principale et unique d’eau. Il a également alerté que le désert occupe 95% de la superficie de l’Egypte et que «porter atteindre à notre part d’eau du Nil aura des répercussions dévastatrices sur les Egyptiens». Et le Raïs de rappeler que «nous sommes responsables de la sécurité de nos citoyens», soulignant que l’Egypte favorise toujours le dialogue et qu’elle avait recouru à l’escalade diplomatique pour soulever la problématique du niveau bipartite ou tripartite à un niveau plus large comprenant plusieurs parties.

L’Egypte craint l’impact négatif potentiel du barrage éthiopien sur le flux de sa part annuelle des eaux du Nil (55 milliards de mètres cubes).

Le Président Al-Sissi avait effectivement appelé, mardi à New York, à un accord visant à réaliser les intérêts communs des pays du Bassin du Nil notamment l’Ethiopie, le Soudan et l’Egypte.

Dans son discours prononcé lors de la 74ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies, Al-Sissi avait souligné que l’Egypte cherche depuis des décennies à renforcer et à approfondir ses liens de coopération avec ses frères des pays du Bassin du Nil, ajoutant que son pays comprend parfaitement les exigences du développement en Ethiopie où se trouve le Barrage de la Renaissance.

Dans ce sens, le Président avait souligné que les eaux du Nil sont «une question vitale» pour les Egyptiens, appelant toutes les parties impliquées dans les négociations à plus de flexibilité.

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